Je pense trop ! Comment faire ?

Bonjour à tous,

Suite à notre vidéo « Posez-nous toutes vos questions ! », nous avons reçu la demande suivante d’Una Idea :

Connaissez-vous des techniques faciles à mettre en pratique pour désamorcer la rumination mentale quand elle commence ? Comment s’ancrer dans le présent et le concret dans ces cas-là ? Surtout la nuit lors d’insomnie !

Merci à elle pour cette question très importante. Je vous propose de découvrir ma réponse dans la vidéo ci-dessous !

 comme un hamster dans sa roueLorsque nous sommes préoccupés par un problème, notre « machine à penser » se met souvent à tourner en boucle. C’est comme si un hamster pédalait comme un fou dans notre tête.

Les ruminations qui en découlent peuvent gâcher nos journées et encore plus nos nuits.

C’est une source de stress très fréquente. J’ai donc décidé d’y consacrer cet article ainsi que 3 vidéos, dans l’intention de vous aider à revenir au calme quand ça s’agite un peu trop en vous !

Où trouver les informations qui m’aideront à calmer mes pensées ?

  • Dans cet article et la vidéo n°1 ci-dessus :
    D’où viennent ces ruminations ? Quelles stratégies mettre en œuvre pour s’en libérer ?
  • Dans la vidéo n°2 : (à venir)
    Comment se libérer des ruminations mentales avec la Méditation de Pleine Conscience.
  • Dans la vidéo n°3 : (à venir)
    Comment apaiser son « hamster intérieur » en accédant à ses besoins.

1 – D’où viennent ces ruminations mentales ?

  • Ce sont des pensées qui s’imposent à nous. Elles sont automatiques.  On ne se dit pas « Tiens, je vais me pourrir la vie en ressassant toute la nuit le sale coup que vient de me faire mon chef » ! Le processus se met en route tout seul. Il nous faut souvent macérer un temps assez long dans cet état avant de percevoir que nos pensées nous stressent et sont inutiles.
  • Ce sont des pensées qui tournent en rond, nous « prennent la tête ». On compare souvent notre mental obsédé par des ruminations interminables à un hamster qui tourne sans fin dans sa roue.
    Nos pensées obsédantes sont la plupart du temps décousues et répétitives. Elles sont focalisées sur une situation que nous vivons comme un problème. On essaie de trouver des solutions ou on refait sans fin l’histoire d’une façon qui nous aurait été plus favorable. Et ceci sans conséquence positive sur notre vie réelle. Ruminer n’est pas réfléchir de façon constructive.
  • Ces sont des pensées qui nous éloignent de notre ressenti : plus nous pensons, moins nous ressentons notre corps et nos émotions. Les pensées créent une sorte d’excitation intérieure, nous font « monter » dans la tête.

2 – Conséquences des ruminations mentales

Excès de pensées

Une vache couchée dans son pré fait remonter et remâche pendant des heures l’herbe qu’elle a avalée. Pour la vache c’est une fonction physiologique essentielle. Pour les humains la rumination est habituellement beaucoup moins favorable ! En effet les ruminations mentales :

  • Entretiennent en fait des émotions douloureuses : colère (mon chef me surcharge de travail, c’est dégueulasse, c’est pas juste…), tristesse (c’est fini, je ne le verrai plus, je ne peux pas vivre sans lui…), peur (je ne vais jamais y arriver…).
  • Créent en boucle d’autres pensées, qui nourrissent d’autres émotions…
  • Entrainent perte d’énergie, insomnie, tension intérieure, problèmes digestifs
  • Focalisent l’attention sur ce qui est négatif, au détriment d’autres aspects ou projets plus positifs. Il est prouvé que les personnes qui ruminent beaucoup ne retiennent pas les aspects positifs, agréables, de leur vie mais surtout les aspects pénibles, inquiétants ou désagréables.
  • Entretiennent des croyances négatives sur soi, sur les autres et sur le monde.
  • Empêchent d’accéder à de nouvelles solutions car ces pensées sont stéréotypées, non créatrices.

3 – Que fait-on spontanément face à nos ruminations ?

  • Soit elles nous submergent :
    • Le mode « Pensée » est branché de façon tellement habituelle qu’on n’a pas nécessairement conscience qu’on est en train de ruminer. On est « dedans », sans distance par rapport à ces mécanismes automatiques. On est plus ou moins submergé par des flots de pensées, la plupart du temps décousues et répétitives, et par des flots d’émotions qui sont entretenues par ces pensées.
    • On peut aussi être comme fasciné par ces pensées, pris par l’espoir qu’à force de ressasser son problème on va trouver la solution miracle !
  • Soit on lutte contre elles :
    • Ou bien on fuit dans des distractions (télé, internet, nourriture, alcool, téléphone…). Le remède est plus ou moins efficace, mais à court terme car les pensées obsédantes trouvent encore et toujours le moyen de se manifester. Ces distractions ont par ailleurs des inconvénients notables.
    • Ou bien on utilise des techniques psychologiques ou spirituelles : pensée positive, méditation, relaxation, sophrologie… Tant mieux si ces remèdes sont efficaces, on peut s’en réjouir. Mais s’ils sont utilisés comme des « cache misère », on observe alors que les pensées obsédantes reviennent et sont plus fortes que ces outils, quelque soit la qualité de ceux ci. En ce qui concerne le sommeil c’est particulièrement fréquent. Alors on se reproche de ne pas pratiquer assez bien, de ne pas avoir assez de volonté, etc.

4 – Pourquoi est ce si difficile de se libérer de ces ruminations mentales ?

1° ) parce que passer en  mode « Pensée » est une procédure de survie de notre mental

Notre esprit tente par tous les moyens de trouver une solution quand nous vivons une situation qui nous déstabilise.

Passer en  mode « Pensée » nous permet de :

  • Prendre de la distance, nous calmer, gérer la situation de façon plus efficace de sorte de trouver une solution efficace.
  • Échapper à la douleur émotionnelle ou physique.
  • Nous avons pris depuis notre enfance l’habitude de nous couper de certaines émotions quand nous les évaluons comme trop douloureuses, dangereuses ou interdites. C’est une sorte de disjoncteur émotionnel et sensoriel qui nous permet par exemple de rester stoïque au lieu de pleurer ou de hurler quand notre chef nous traite sans respect.
    Le problème est que cette stratégie, parfois indispensable à notre survie et à la vie en société, prend souvent beaucoup trop d’ampleur. La rumination mentale n’est pas efficace et entretient la non-reconnaissance de nos émotions et de nos besoins.
2° ) parce que, en situation de danger, nous enclenchons automatiquement ce « disjoncteur émotionnel ».

Les conditionnements les plus anciens prennent le dessus lorsque nous sommes stressés et que nous nous sentons en danger, que cela soit subjectif ou objectif. Or notre mental continue à croire que l’essentiel est de :

  • éviter la souffrance,
  • tenter à toutes forces de trouver une solution rapide pour sortir du problème.

Nous avons alors tendance à utiliser inconsciemment les outils thérapeutiques pour fuir nos émotions les plus douloureuse et nos pensées les plus dramatiques. C’est la « fuite dans la guérison ». Nous nous crispons alors dans une attente de résultat, sans avoir conscience que nous continuons à utiliser de façon automatique ce « disjoncteur émotionnel ».

3° ) parce qu’il s’agit donc de passer consciemment :
  • d’une réaction mentale automatique et répétitive
  • à une stratégie délibérée, qui va permettre de nous ouvrir à un niveau de conscience plus vaste.

Pour cela nous pouvons apprendre à :

  • devenir témoin ce que nous ressentons, percevons et pensons, de façon de plus en plus large, ouverte, fluide. Accueillir ce qui est présent en nous, en profondeur.
  • nous engager ensuite dans un comportement créatif et libre, générateur de solutions nouvelles. Cela sera possible par le rééquilibrage de nos deux cerveaux :
    • donner de la place au cerveau droit (images, vision dans l’espace, ressenti global, intuition, créativité…)
    • ce qui limite la surchauffe du cerveau gauche (rationnel, il se suractive pour trouver des solutions logiques, mais cette sur-activité déconnectée du ressenti est inefficace et amplifie le problème plutôt que le résoudre).

5 – Comment se libérer de ces ruminations mentales ?

Une phrase d’Arnaud Desjardins peut nous guider sur le chemin du calme intérieur :

Plus vous pensez, moins vous ressentez.
Plus vous ressentez, moins vous pensez.

 Les outils que nous utiliserons seront efficaces de façon durable à condition qu’ils nous permettent de nous reconnecter à notre ressenti, tant émotionnel que corporel.

1° option : Choisir un tutoriel de jemeliberedustress.com

Suivez pour cela votre intuition : en effet vous seul pouvez sentir quelle pratique vous inspire le plus, quel chemin sera le plus à même de vous ramener dans votre corps, ici et maintenant.

Quelques pistes :

2° option : S’engager de façon consciente dans une action du quotidien
  • Effectuer des tâches ménagères : repasser, cuisiner, bricoler… en restant connecté le plus possible à chacun de vos gestes. Vous pouvez vous aider à rester dans cette pleine conscience en nommant chacun de vos gestes : je prends le fer à repasser, je sens son poids, je le pose sur le vêtement à repasser, j’étire doucement ce vêtement de l’autre main…
  • Danser, marcher, chanter, faire du sport… en respirant consciemment tout au long de votre activité et en amenant régulièrement votre attention dans vos pieds pour sentir votre ancrage à la terre.
3° option : Quand ces techniques ne suffisent pas…

Il arrive souvent que l’embellie soit de courte durée. La limite des « outils » ci-dessus tient au fait qu’on les utilise souvent pour gommer nos états intérieurs. C’est une sorte de « zapping » psychique qu’on réalise alors !

Pour trouver durablement la paix, il est nécessaire de prendre conscience du message véhiculé par ses pensées intrusives, de se connecter à la profondeur de son être. Sinon, ce qui n’est pas entendu en soi va continuer à se manifester, les ruminations vont reprendre de plus belle.

Pour aller au delà de ces blocages, deux approches me semblent essentielles :

  1. La Méditation de Pleine Conscience. C’est à mon avis la voie royale pour apaiser le mental en prenant conscience que nous ne sommes pas cette voix qui parle tout le temps dans notre tête.
    Inspirée de la tradition bouddhiste, elle est enseignée aujourd’hui dans des centaines d’hôpitaux dans le monde entier. De très nombreuses études scientifiques attestent de son efficacité. Il s’agit d’inclure toutes les facettes de son expérience (pensées, émotions, sensations corporelles), en étant témoin de tout ce qui se produit en nous, sans jugement ni refus. C’est ce lâcher prise, ce renoncement à se libérer de ce qui est inconfortable dans nos ruminations, qui paradoxalement va nous libérer de leur emprise.
  2. La Communication Non Violente. Cette approche permet de devenir empathique vis à vis de soi-même. Elle propose d’accueillir avec bienveillance ses émotions, de découvrir les besoins non satisfaits à l’origine de ses ruminations, puis de mettre en œuvre « le plus petit pas possible » pour répondre à ces besoins. Toutes ces étapes permettent de se reconnecter à l’authenticité de son être et de retrouver la paix et l’harmonie.
Pour vous accompagner dans ces deux voies j’ai enregistré deux vidéos-tutoriels auxquelles vous aurez accès dans les semaines à venir :

 Vidéo n° 2 :  Se libérer des ruminations mentales par la Méditation de Pleine Conscience. 

 Vidéo n°3 :  Accéder à ses émotions et ses besoins pour apaiser son hamster intérieur !

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La mauvaise nouvelle, c’est que ces approches demandent un peu de temps, d’attention et de régularité dans la pratique…

La bonne nouvelle c’est qu’il est possible, à ce prix, de retrouver le calme intérieur et de développer en même temps confiance et joie de vivre.

Je vous souhaite de vous faire ce cadeau précieux : consacrer régulièrement quelques minutes d’attention à votre ressenti et à vos besoins. Plus vous pratiquerez, plus vos bénéfices seront grands !

A très vite,
Eve

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One thought on “Je pense trop ! Comment faire ?

  1. Un grand MERCI 🙂 Eve et Sarah pour cette vidéo si riche et l’article qui va avec !
    Je vais la revisionner tranquillement pour bien intégrer les messages clés et partir à la découverte des outils du blog pour voir lequel « me parle » le plus en ce moment.
    J’ai hâte de découvrir les autres vidéos sur le sujets et je vais partager celle-ci.
    Bravo pour cette nouvelle rubrique 🙂
    Bonne journée à toute les deux !

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