J’arrête de ruminer avec la Communication Non Violente

Bonjour à tous,

Comme promis, Eve vous offre une seconde vidéo en réponse à la question posée par une lectrice : « Je pense trop ! Comment faire ? »

Notre première vidéo présentait le phénomène des « ruminations mentales » en détails : Que ce sont ces pensées ? Quelles sont leurs conséquences ? Comment s’en débarrasser ? Cliquez ici pour la regarder.

Aujourd’hui nous passons à la pratique !

Libérez-vous de l’emprise des ruminations mentales
grâce à la pratique de la Communication Non Violente

Remède d’urgence                                                 Durée : 12 minutes                                                 Fréquence : ponctuelle

La Communication Non Violente (CNV) offre une aide très concrète et structurée, pour calmer ce flot de pensées qui nous donne l’impression de « tourner en boucle » dans notre tête.

L’exercice que je vous propose demande de s’installer dans un endroit tranquille, en ayant suffisamment de temps et de disponibilité. Si vous n’avez pas le temps de le faire à l’instant même, prenez un rendez-vous avec vous-même… et engagez-vous à vous y tenir !

Matériel requis : papier et crayon.

5 étapes pour accéder à vos émotions et à vos besoins
et calmer votre hamster intérieur

– 1° étape : J’observe ce qui se passe dans ma têtecomme un hamster dans sa roue

Je vous invite à prendre  conscience du fait que vous êtes habité par des pensées automatiques. Observez ces pensées sans les juger et sans vous laisser absorber par elles : prenez une position d’observateur.

Posez-vous et interrogez-vous : « Qu’est-ce qui se passe en moi ? Qu’est-ce que je suis en train de me dire ? »

Notez si possible par écrit toutes les pensées qui vous viennent, sans les censurer ni les juger. Déchargez sur le papier tout ce qui vous vient à l’esprit, y compris vos pires pensées, celles qui vous paraissent stupides, immorales, honteuses, dangereuses, etc.

Faites-vous confiance dans ce travail personnel et osez regarder en face toutes les productions de votre mental !

– 2° étape : J’observe ce qui se passe dans mon corps

Choisissez maintenant la pire de ces pensées automatiques, celle qui vous semble la plus importante.

porter le poids du monde sur son dosLorsque vous avez cette pensée, que ressentez-vous ?
Prenez le temps d’inspecter votre corps pour sentir ses réactions.

Observez où ça réagit dans votre corps.
Dans la tête, dans le ventre, dans le plexus… ?
Décrivez-le de la façon la plus spécifique possible : est-ce plutôt un nœud, une ébullition, une grenade prête à exploser, un vide…

Faites simplement de la place à ces sensations, sans chercher à les évacuer ni à les transformer. Cette étape fondamentale consiste à accueillir votre ressenti en Pleine Conscience, à « être avec » vos sensations, même si elles sont désagréables.

Notez comment votre corps respire. Votre respiration est là et vous accompagne, elle vous apporte de la sécurité pendant cette exploration de votre ressenti.

Vous pouvez écrire tout cela sur votre papier.

– 3° étape : J’observe mes émotionsémotions douloureuses

Vous pouvez maintenant percevoir les émotions qui sont en vous. Laissez-les circuler, couler en vous sans jugement.
Nommez-les. Quelles émotions entraine cette pensée ?
Est-ce que ça ressemble à de la peur ? De la tristesse ? Du dégout ? De la surprise ? De la haine ? De la rancœur ? De la frustration ? De la jalousie ? De la honte ?

Observez cela, permettez que ces émotions prennent leur place en vous, accueillez les du mieux que vous pouvez.

Prenez un moment pour écrire cela le plus précisément possible.

Choisissez maintenant l’émotion la plus forte ou la plus en lien avec l’émotion la plus terrible que vous avez.

– 4° étape : Quel besoin non satisfait est à l’origine de cette émotion ?

Vous pouvez fermer les yeux un moment pour prendre le temps de sentir ce qui se passe en vous.

besoins insatisfaitsPosez-vous la question : « Dans cette situation j’ai telle émotion. Quel est le besoin non satisfait ou désir non comblé qui crée cette émotion en moi ? Qu’est ce que j’aimerais, que je n’ai pas ? »

Respirez tranquillement, restez connecté à votre émotion et à votre besoin tel qu’il émerge, sans jugement. Ce peut-être un besoin de reconnaissance, de respect, de partage, d’expression, de contribution,…

Je vous propose d’accueillir avec bienveillance ce ressenti pénible, de simplement reconnaitre ce besoin non satisfait. Accéder à nos besoins, nos désirs, nos aspirations essentielles nous relie à la réalité de qui nous sommes et nous apaise.

Vous pouvez également écrire tout ce qui vous vient.

– 5° étape : Quel petit pas puis-je faire pour répondre à mon besoin ?

C’est seulement lorsque vous aurez identifié vos émotions et vos besoins profonds que vous pourrez vous engager dans des actions créatives qui vont participer à la survenue de réponses enrichissantes et libératrices.

Identifiez le besoin le plus important de la liste que vous avez faite.

le plus petit pas possibleQuestionnez-vous : « Quel est le plus petit pas possible que je peux faire pour aller vers ce qui est important pour moi ? Quelle est la plus petite chose possible à mettre en œuvre ? »

Ce sera peut-être une chose que vous pourrez faire seul :

Ou peut-être que ce besoin pourra être satisfait en faisant un pas vers une autre personne.

Par exemple en disant à quelqu’un ce que vous avez sur le cœur. Choisissez de vous exprimer de façon non violente : en nommant d’abord votre ressenti par rapport à une situation donnée, puis en exprimant clairement votre demande.

Accéder à nos besoins a un côté magique !

Dès qu’on identifie nos besoins, quelque chose s’apaise en nous. Nous nous connectons à quelque chose d’essentiel et cela nous donne une sensation de libération intérieure, on sent qu’on respire mieux. On se dit « Oui, c’est ça dont j’ai besoin ! » et cette découverte très personnelle nous libère déjà.

Identifier nos besoins nous permet aussi d’apprendre progressivement à les manifester à autrui. Cela nous donne une chance que l’autre soit prêt à entendre nos désirs et peut-être à les satisfaire.

Si l’autre n’y est pas prêt il nous reste cette certitude intérieure : « Je compte pour moi. Ce que je ressens compte, mes besoins comptent. Je suis là pour accéder à mes besoins, à mes désirs, à mes aspirations et y répondre du mieux que je le peux ».
Alors la paix peut s’installer de plus en plus en nous et par la suite dans nos relations avec les autres.pierre en forme de coeur

Je vous souhaite donc que vos ruminations et pensées obsédantes soient pour vous l’occasion :

  • d’oser faire de la place à vos émotions et à votre ressenti profond
  • pour ensuite accéder à vos besoins, vos désirs, vos aspirations
  • de telle sorte de prendre soin de vous du mieux que vous pouvez
  • et d’accéder ainsi à la joie, la paix, au plaisir d’être !

Eve

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