Du stress chronique au Burn Out, il n’y a qu’un pas…

Sylvie Espellet

Plus d’un salarié sur 5 déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail. Le stress est sournois et le pas entre mal être et « burn out » est parfois infime.

Sylvie Espellet, sophrologue, nous explique comment notre corps et notre esprit peuvent en arriver à « brûler de l’intérieur » et ce qu’il est possible de faire pour prévenir cet effondrement.


Par Sylvie Espellet, sophrologue, formatrice et conseillère en prévention santé et environnement

Stress, anxiété, surcharge de travail, rythme de vie soutenu, déséquilibre entre vie professionnelle et personnelle… autant de problèmes auxquels nous sommes de plus en plus confrontés.

Plus d’un salarié sur 5 déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail. Le stress est sournois et le pas entre mal être et « burn out » est parfois infime. Selon Jean Claude Delgènes, directeur d’un cabinet spécialisé dans la prévention et l’évaluation des risques psycho sociaux, 7 à 10% des salariés français seraient concernés.

plus de jus - burn outQuelles sont les manifestations du burn out ?

C’est chaque fois le même processus : des symptômes violents qui surviennent brutalement et de manière imprévisible se mêlant à un sentiment d’incompréhension. « Burn out » signifiant « brûler de l’intérieur, se consumer », on se sent littéralement « cramé », vidé, voir tétanisé, bref notre corps ne répond plus, il est en état d’épuisement total. C’est le symptôme du « trop », de la « goutte qui fait déborder le vase »…
Il apparaît sans prévenir et de plus son évolution est insidieuse et très lente.

A quoi le burn out est-il dû ?

Il prend son origine à travers des stress importants et répétés. Plus les éléments stressants sont nombreux, intenses et proches dans le temps, moins le corps pourra y répondre favorablement et plus il tombera dans l’épuisement psychique et physique.

Existe-t-il un profil type de personne à risque ?

épuisement total - burn out

Oui, généralement ce sont d’excellents professionnels très appréciés, motivés, ambitieux, efficaces, enthousiastes voire même passionnés… Ce qui les amène malheureusement à oublier de s’écouter, de reconnaître leurs propres besoins et à dépasser bien trop souvent leurs limites, entraînant sur le long terme la perte de contrôle de soi.

Mais le burn out peut toucher également des personnes qui « subissent » leur travail. Des personnes qui endurent au quotidien du harcèlement ou de la tyrannie, un manque de reconnaissance, de l’insécurité, une surcharge de travail, un mal être au travail…

Le burn out est-il une fatalité ?

La bonne nouvelle c’est que le burn out peut être évité en travaillant d’une part sur le mode de fonctionnement de l’entreprise et d’autre part sur le mode de fonctionnement de la personne, en agissant sur l’être à travers le corps, les émotions et le mental (notre façon d’interpréter ou voir les évènements).

La première chose à faire est d’identifier nos « stresseurs », c’est-à-dire les éléments qui nous stressent au quotidien, aussi bien au niveau professionnel que personnel (le rythme, certaines relations difficiles, la surcharge de travail, un collègue qui se repose entièrement sur nous, les devoirs des enfants, le bruit, une incohérence avec nos valeurs, les transports….), afin de les supprimer ou de les faire évoluer de manière plus positive pour nous. Apprendre à changer notre regard sur les choses et les évènements, à oser aller vers un changement.

La seconde chose à faire est d’être plus à l’écoute de soi, de son corps et de ses émotions :

  • Ecouter ses symptômes : douleurs du dos, grande fatigue, trouble du sommeil, maux de tête récurent, perte de concentration, baisse de son enthousiasme, irritabilité de plus en plus présente…
  • Observer avec bienveillance ses changements de comportements et ses ressentis physiques et émotionnels.
  • S’autoriser à vivre pleinement en trouvant la bonne mesure, l’équilibre entre tâches contraintes et tâches plaisir, entre le travail et la récupération, entre l’action et le repos, entre l’obligation et le choix…

Un des éléments importants qui peut vous indiquer si vous risquez le burn out est d’observer si vos vacances d’au moins 2 semaines furent bénéfiques et suffisantes pour rééquilibrer votre biologie ou non… Si les symptômes évoqués ci-dessus reprennent dès votre retour au travail, alors il est temps de passer à l’action en consultant votre médecin et des thérapeutes susceptibles de vous aider dans cette démarche de prévention (sophrologue, professeur de yoga, énergéticien, thérapeute…).

Sachez que ce n’est absolument pas un signe de faiblesse que de dire que l’on est épuisé ou stressé. Le burn out n’est pas une maladie honteuse ! Osez en parler autour de vous et acceptez de l’aide.

En pratique

  • N’oubliez surtout pas les pauses réparatrices et ce tout au long de la journée. D’une pause de quelques secondes à quelques minutes, il existe un très grand nombre de possibilités pour prendre soin de vous et préserver votre santé et votre joie de vivre !
  • Enrichissez-vous de toutes les astuces et exercices de ce blog.
  • Entrainez-vous afin d’en faire une pratique quotidienne, une hygiène de vie, comme de manger et boire sainement.

Vous trouverez les coordonnées de Sylvie Espellet sur la page Qui sommes-nous > Nos pros partenaires.


Pour aller plus loin, essayez l’exercice de Sylvie : « Comment calmer son mental grâce à la respiration du triangle » !

Cette respiration est parfaite quand vous vous sentez envahi par trop de pensées ou trop de travail, que vous vous sentez éparpillé et en perte de concentration.

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